Formation : au cœur d’une journée d’immersion à CESI École d’Ingénieurs

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CESI École d’Ingénieurs propose chaque mois de découvrir ses différents campus à travers des journées d’immersion dédiées aux lycéens. Visite guidée.


Quand on est lycéen, le choix des études supérieures est souvent un vrai casse-tête. Même quand le type de diplôme est choisi, il faut s’orienter vers l’école qui correspondra le plus à ses attentes, à ses envies et à son projet professionnel. Les portes ouvertes et les salons peuvent être une approche intéressante pour faire un premier tri. CESI École d’Ingénieurs va plus loin en proposant tout au long de l’année des après-midis d’immersion au sein de ses 25 campus. Nous avons rencontré plusieurs acteurs de CESI École d’Ingénieurs à Toulouse : Lucile Dupin, chargée de recrutement et des relations étudiants, Ludovic Barrandon, enseignant-formateur, ainsi que Bastien et Laetitia, deux élèves ingénieurs ayant eux-mêmes expérimenté ces immersions. Ils nous font vivre à travers cet article le déroulement de cette immersion dans l’école.


Un accueil individualisé pour commencer l’immersion

Le rendez-vous est donné un mercredi après-midi, avec seulement six lycéens, afin que chacun puisse avoir des réponses précises à ses questions. Après avoir connu ce dispositif d’immersion via des journées portes ouvertes, forums ou visites dans les lycées, et s’être inscrits sur le site Internet, les lycéens sont accueillis de manière individuelle par Lucile Dupin. « Je prends le temps de leur présenter le programme de l’école, la pédagogie, de leur détailler les modalités d’admission. J’échange avec eux sur leur projet d’orientation pour vérifier que l’école correspond bien à leurs attentes. Cela permet également d’adapter le parcours et de voir avec quels étudiants je peux les mettre en relation pour qu’ils aient les réponses à leurs questions. »

Dès le début, l’accent est mis sur la pédagogie. Les méthodes d’enseignement de CESI École d’Ingénieurs sont au centre de la découverte de ces lycéens, selon Ludovic Barrandon : « ce type d’évènement permet d’expliquer notre pédagogie active basée sur la résolution de problèmes. Nous mettons les étudiants au centre de leur apprentissage, en évitant les longues séances de cours magistraux avec un prof au tableau. Cela change beaucoup des modèles traditionnels appliqués au lycée, cette immersion permet de démontrer qu’il est possible d’apprendre des concepts avancés sans pour autant adopter un formalisme classique. » Ce ressenti est fort du côté des élèves qui ont l’opportunité de participer à cette journée. Cela a par exemple joué un rôle important dans le choix de Bastien : « la pédagogie présentée était pour moi un concept nouveau, je ne visualisais pas son application concrète en classe. Cette immersion m’a permis de la comprendre, mais aussi d’échanger avec des étudiants, de parler de leur expérience et du quotidien dans le campus. »

Un atelier pratique et une phase d’observation pour se projeter dans le quotidien des élèves

Une fois le ton donné avec cet accueil, les lycéens enchainent avec un atelier pratique qui leur permet de découvrir en 30 minutes une séquence qui dure habituellement deux jours. Pour Ludovic Barrandon qui l’anime, « l’idée est de passer par les différentes phases, de la découverte d’un problème à sa résolution. On part d’un texte qui décrit une situation pour en extraire le problème sous-jacent et mettre en place un plan d’actions. Cela permet ensuite de travailler sur des exercices sur la base de documents fournis, avant un bilan. Ces réunions sont menées par les étudiants eux-mêmes, le rôle du formateur étant de vérifier que les différentes étapes du dossier aient bien été validées. » Les lycéens sont amenés à vivre cette expérience en accéléré.

La pédagogie active reste au cœur de la deuxième étape du parcours, qui prend la forme d’une phase d’observation sur un rendu de projet de première année ou de deuxième année. Idéal pour comprendre la posture des étudiants après plusieurs mois de présence sur le campus, les mécaniques qu’ils ont réussi à mettre en place, leur prise en main de la méthodologie et la manière dont ils travaillent. Et l’exercice est très apprécié par ceux qui y assistent, comme le confirme Laetitia : « cette pédagogie change totalement de ce que l’on a connu au lycée. Être au cœur de ce que l’on apprend est très pertinent. C’est là que j’ai su que c’était vraiment ce que je souhaitais faire. » Cette pédagogie active encadre 100% des cours donnés à CESI École d’Ingénieurs. Loin des cours magistraux dispensés au tableau, les enseignants sont là pour « fixer un cadre de travail, une méthodologie, des supports pédagogiques et guider ces étudiants quand ils sont en difficulté, tout en répondant aux questions par des questions », selon Ludovic Barrandon.

Visite du Lab et découverte des projets menés

La suite de l’expérience se passe au Lab où ce sont les étudiants qui accompagnent eux-mêmes les lycéens dans leur découverte. Imprimantes 3D, réalité virtuelle, derniers modèles d’ordinateurs, outils à disposition… Le lieu est propice à la projection et à l’envie de développer des projets. On peut y essayer des machines, les manipuler, s’imaginer au cœur de futures conceptions. Selon Bastien, c’est « l’occasion d’entrer en contact avec eux, de parler de leurs projets. On aborde également notre expérience sur le campus, la manière dont s’organise la vie étudiante. »

L’échange reste le leitmotiv de l’étape suivante, avec la rencontre d’étudiants en autonomie sur un projet, qui diffère en fonction des envies de chacun (informatique, systèmes embarqués, etc.). Encore une fois, pas d’enseignants ou de tuteurs, la rencontre se fait directement entre élèves et lycéens. « L’esprit est double, à l’image de la journée : à la fois la découverte de la pédagogie et un retour d’expérience actif des étudiants qui vont pouvoir expliquer le déroulement et le contenu du programme », détaille Lucile Dupin. La démarche est également très appréciée des étudiants, comme le souligne Bastien : « j’apprécie de participer à la vie de l’école. J’ai beaucoup aimé que des étudiants me parlent l’an dernier de leur propre expérience, je trouve important de jouer ce rôle à mon tour, de redonner ce que j’ai eu la chance de recevoir. »

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